Un Parlement Breton sinon rien…

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Après un président jacobin français de droite qui nous a directement insultés, (ses prédécesseurs étaient tout aussi méprisants mais plus discrets..), voici un président jacobin français de gauche qui refuse d’appliquer ses promesses envers les Nations originelles de l’hexagone, comme le fit son unique prédécesseur du PS (également prénommé François ) avec sa fameuse promesse plus de 30 ans auparavant, de  faire réparation historique aux Bretons… On attend toujours et bien sûr en vain !

Pire, l’actuel François est allé encore plus loin dans la provocation, quand ses premiers hommages symboliques d’investiture ont été ceux fait à Jules Ferry et à Gambetta, exterminateur du breton et autres langues originelles de l’hexagone pour l’un, exterminateur des soldats volontaires Bretons dans le camp de concentration de Conlie pour l’autre… La messe est dite, et sont bien sots ceux qui ne veulent l’entendre !

En effet, il est encore des Bretons à croire ou espérer des lendemains radieux à travers le vote pour l’un ou l’autre des partis français tous jacobins, c’est à dire anti-bretons… Ils n’auront pour eux que des miettes et des strapontins, et enterrerons définitivement l’idée de Bretagne, de sa réunification légitime, de son autonomie due comme à chaque nation et peuple de notre humanité en souffrance… Nous sommes toujours à l’âge de pierre de notre modernité où le mot Démocratie utilisé à chaque seconde a perdu tout son sens, toute sa vitalité… Nous vivons conjointement à l’ère de la communication électronique et du mensonge le plus éhonté élevé en dogme d’Etat…

Cher compatriote Breton, sache que tu n’as jamais rien reçu de la France sinon que des coups de bâtons sponsorisés par l’impôt que l’on te vole, et il en sera toujours ainsi tant que tu voteras français en Bretagne… Mais si demain ton vote Breton dépasse les 10%, on s’intéressera à toi et on te courtisera, mais tu devras repousser toute proposition jacobine, corruptrice et aliénante pour ne rester que Breton… et là ton vote montera à plus de 20% : on commencera à s’inquiéter dans les préfectures, et on concédera au peuple Breton quelques miettes de toutes nos revendications séculaires… Ne pas tomber dans le piège, la route est longue sous le joug avant de voir la lumière, mais Breton tu es, et Breton tu resteras ! Là ton vote Breton en Bretagne montera à 30 %, et droites et gauches françaises en Bretagne commenceront à se quereller et à se faire plus Bretons que Bretons afin de te plaire et d’acheter ton retour dans l’ornière de la soumission. Tu auras retenu les leçons de nos cinq siècles d’asservissement, et là encore, inébranlable, tu resteras Breton en Bretagne parmi les Bretons… et ton vote atteindra alors 40%… Tu seras en seconde place, mais pas encore roi en ton pays… Encore quelques efforts et le vieux jacobinisme totalitaire s’écroulera sur lui même et toutes ses affaires honteuses : ton vote dépassera 50 % et tu seras enfin LIBRE au concert des Nations !

Nous retrouverons notre Parlement Breton et la structure exécutive qui en découlera, où en toute fraternité nous pourrons enfin nous dire efficacement de droite ou de gauche (et seulement là !), et bien souvent dans le juste milieu et le bon sens retrouvé, nous déciderons ensemble de ce qui est bon pour notre peuple et notre pays Breton restauré. Le chemin vers cette véritable démocratie Bretonne va sans doute être long et dur, car les jacobins habitués au pouvoir peuvent êtres très agressifs dans l’adversité, mais douce et belle est l’espérance qui va nous mener simplement et enfin à ne voter que Breton en Bretagne ! (Dans l’éventuelle et occasionnelle impossibilité de voter breton, un bulletin nul rayé d’un BZH fera l’affaire, car rendant l’élection jacobine illégitime si minoritaire…) Et pourtant ce jeu d’Union est tellement simple en sa règle que même les enfants de nos écoles peuvent le comprendre… et nous les adultes serions incapables de taire nos petites querelles inutiles ? Quand serons nous enfin mûrs pour le comprendre et le mettre en application ? demain ? Dans dix ans, cinquante ? jamais ? Euphorie ou tristesse… Un Parlement Breton sinon rien ! A KAD nous sommes déjà plusieurs dizaines de compatriotes et démocrates Bretons à l’avoir compris… et toi ?

http://www.parlement-breton.org/

Contact: kadbreizh@gmail.com

A wir galon ha kenavo d’an holl !

 

 

Légende concernant l’illustration de cet article, afin de donner un exemple édifiant parmi tant d’autres de l’esprit combatif de nos prédécesseurs, sûrs de leur bon droit:

 

Procès Verbaux, Arrêts et Arrêtés du Parlement de Bretagne, dans les Séances des 2 et 3 Juin 1788
Rennes: Veuve François Vatar & de Bruté de Remur, 1788. In-8°. 24 pages
Format 13,5 x 22 cm.
Edition Originale de ce document historique de 2 journées notoires rennaises qui préfigurent les débuts de la Révolution française.

« Les édits du ministre de Loménie de Brienne avaient pour but, en remaniant profondément l’organisation judiciaire, par la création de Grands Bailliages, de porter un coup terrible à l’autorité et à l’importance des parlements ; ils trouvèrent celui de Rennes tout prêt à lutter pour le maintien de ses prérogatives et des franchises bretonnes. Dès le 5 mai 1788, il s’assembla pour protester d’avance contre les actes du pouvoir royal que l’on annonçait ; ce fut le 10 du même mois au matin que, convoqué en assemblée générale, il dût, sous la menace d’user de la force, laisser le Comte de Thiard, commandant de la province, porteur des ordres du roi, accompagné de l’intendant Bertrand de Molleville, entrer dans la Grand Chambre où il était réuni, faire donner lecture des édits du 2 mai, puis, malgré ses refus et les conclusions contraires du procureur général, en imposer l’enregistrement au greffier en chef Buret. Quoiqu’aux termes d’un des édits, il lui fût enjoint de se séparer et de se mettre en vacances, il se réunit encore, le 31 mai, pour protester contre les actes du ministre et ceux de ses mandataires. Les magistrats placés sous le coup de lettres de cachet qui leur ordonnaient de se retirer dans leurs terres et, ne pouvant rentrer au palais gardé militairement, trouvèrent un asile à l’hôtel de Cuillé, chez le président de Farcy et y restèrent assemblés près de deux jours, pendant que des troupes gardaient leur lieu de refuge et que toute la ville prenait violemment parti pour eux et se livrait à de bruyantes manifestations. Ils ne purent sortir librement que le 2 juin, à six heures du soir, après avoir rendu un arrêt qui flétrissait, au nom du roi, les auteurs, fauteurs, exécuteurs et coopérateurs des projets qu’ils avaient déjà condamnés, arrêt dont ils ordonnèrent l’impression et la publication. » (Frédéric SAULNIER)

« Au sud de la Motte se trouve le vieil hôtel Cuillé qui fut, le 2 Juin 1788, le théâtre de la scène la plus émouvante de nos annales parlementaires : Le Palais de Justice ayant été fermé par les ordres de M. de Thiard, commandant militaire à Rennes, le Parlement, auquel il avait été défendu de siéger, se réunit quand même à l’hôtel Cuillé, qui est aussitôt cerné par la troupe. Malgré cela, la Cour délibère avec calme dans le salon, d’où l’on entend les cris du peuple aux prises avec les soldats. Soudain, M. de Melesse, grand prévôt de la province, envoyé par M. de Thiard, notifie au Parlement 48 lettres de cachet émanant du roi. Les magistrats indignés, cèdent devant la force, tout en protestant de la façon la plus énergique contre la violence déployée à leur égard. Ils quittent tous l’hôtel Cuillé aux acclamations de la foule, qui les accompagne jusque chez eux. » (Adolphe ORAIN).

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